Acheter une maison en Corse suit les mêmes règles qu'en métropole, mais plusieurs points de vigilance sont spécifiques à l'île : le foncier, l'assainissement, la loi Littoral, la constructibilité et les réseaux. Ces éléments peuvent faire échouer un projet ou transformer une bonne affaire en mauvaise surprise.
Le déroulé ci-dessous reprend l'ordre dans lequel les choses se vérifient réellement, avant de signer quoi que ce soit.
Avant le compromis : les vérifications
La première vérification est le foncier : le PLU ou la carte communale indique ce qui est constructible, à quelles conditions et avec quelles servitudes. La deuxième est l'assainissement : tout-à-l'égout, fosse septique ou absence de réseau. La troisième est le raccordement : eau, électricité, téléphone, fibre.
En zone littorale, la loi Littoral impose des contraintes de construction et de rénovation qu'il faut connaître avant de faire une offre. Un bien non conforme peut être impossible à agrandir ou à transformer.
- PLU / carte communale : constructibilité, servitudes, zonage.
- Assainissement : tout-à-l'égout, fosse septique, conformité.
- Raccordements : eau, électricité, téléphone, fibre.
- Loi Littoral : contraintes de construction et de rénovation en zone protégée.
- Diagnostics : DPE, amiante, plomb, termites, état des risques.
Compromis, notaire et fiscalité
Le compromis de vente fixe le prix, les conditions suspensives et le calendrier. Le notaire vérifie la propriété, les servitudes et les hypothèques. En Corse, il est prudent de choisir un notaire qui connaît le foncier local et les spécificités insulaires.
La fiscalité locale mérite attention : la taxe d'habitation sur les résidences secondaires est majorée dans plusieurs communes littorales, et la taxe foncière peut être plus élevée qu'en métropole pour des biens comparables.
